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EXPOSITION UNE FRATERNITE D''ARMES2
Le 03/08/2010
1940 - LA BATAILLE DE LILLE SUD LOOS HAUBOURDIN : UNE FRATERNITE D’ARMES

L’association Générations & Cultures et ses partenaires ont souhaité travailler ce fait historique, fédérateur des âges et des cultures et propice au vivre ensemble.

LA BATAILLE DE LILLE - UNE BATAILLE DE RETARDEMENT –

Du 28 au 31 mai 1940, lors de la bataille de Lille, Lille sud, Loos Haubourdin, 35 000 soldats métropolitains et nord-africains (marocains, algériens, tunisiens) du groupement du général Molinié se sont battus courageusement, unis dans une fraternité d’arme sans faille. Ils ont retenu plus de 100 000 soldats allemands qui autrement auraient pris part aux attaques sur Dunkerque.

Des unités épuisées, disparates ont combattu sans liaison téléphonique, bientôt sans eau ni vivres, sous les obus et les bombes, jusque la dernière cartouche afin de retarder les Allemands qui nommèrent cette bataille : le Chaudron des sorcières de cette Poche de Lille et banlieues. Ce qui en dit long sur la violence des combats.

Des détachements de troupes en armes, représentant ces survivants, ont reçu les Honneurs militaires de la part des assaillants. Ils défileront de la place de Tourcoing à la Grand’ Place de Lille le 1er juin 1940.


Ces combattants survivants seront ensuite expédiés en captivité.
Ces combattants, parmi lesquels figurait Georges Durney, l’un de ces anciens combattant survivant, ont permis le repli des troupes françaises et britanniques ( 339 000 hommes) qui purent reprendre le combat.

Wintson Churchill affirme lui-même dans ses mémoires : « Ces français, sous le valeureux commandant du Général Molinié, avaient durant quatre jours critiques, contenu pas moins de sept divisions allemandes qui, autrement, auraient pu prendre part aux attaques sur le périmètre de Dunkerque. Ces troupes apportèrent ainsi une splendide contribution au salut de leurs camarades plus favorisés et du corps expéditionnaire britannique. »

Sollicités, les témoins de la bataille, habitant le quartier du Faubourg de Béthune ont rencontré les enfants de l’école primaire Chénier afin de leur faire partager cette page d’histoire méconnue.
« Au bout de trois jours, quand c’était terminé, nous sommes sortis. Notre maison était entièrement brûlée. Il ne restait que des pans de murs. A Loos Ennequin, afin de contrer cette résistance, les allemands avaient brûlé des maisons et lançaient des obus incendiaires. Ils étaient tellement en colère qu’il y ait de la résistance. Ailleurs, ils passaient comme dans du beurre ! Des rues entières étaient brûlées, nos grands-parents, avaient également perdu leur maison. Autour de nous, des voitures calcinées, des chevaux tués, c’était pitoyable. » Fernande 10 ans en 1940

Cette exposition historique et mémorielle “La bataille de Lille sud Loos & Haubourdin : une fraternité d’armes ” a été créée avec le généreux concours du 43éme RI, les Archives Départementales du Nord, Jean-Claude Benaudet enseignant-chercheur, Jean Caniot historien local, et des témoins de la bataille.

Un important travail de recherche historique a été entrepris par ce groupe de travail afin de vous offrir une belle exposition. Visible aux Archives Départementales du Nord, 22 rue Saint Bernard à Lille - jusqu’au 15 septembre 2010.
Autres informations :Lien 1
Le 20/07/2010
Le cul de four : Entre un passé proche marqué par une richesse économique, culturelle et un présent précaire en plein effritement social

Des entretiens et des témoignages recueillis, il en ressort deux constats majeurs. Une nostalgie vers un passé caractérisé par les rapports de solidarité, de respect, d’entraide liés entres autres aux mouvements ouvriers qui ont marqué l’histoire du quartier cul de four à partir des années 50 jusqu’aux années 80. Cela s’énonce communément chez des habitants étant soit des anciens ouvriers ayant vécu eux même l’évolution économique et sociale qu’incarnait le contexte général du quartier Cul de Four. Soit des habitants dont les parents ou grands parents leur ont transmis les pratiques ouvrières et ce qu’il en ressort en termes de vie collective. « Je suis née en 1950 à Roubaix. Ma mère habitait Fontenoy mais elle travaillait chez Lepoutre , moi aussi d'ailleurs j'y travaillais en intérim pendant les vacances scolaires, et j'avais 17 ans, il y a mon mari et mon beau père qui habitaient rue de Turgot et mon papa rue de Tourcoing presque face à face…dans le cul de four, les gens qui y habitaient venaient un peu partout, de l'Espagne, Portugal, les maghrébins se sont vraiment installées à partir de l'indépendance fin des années 60 et 70. Dans les années 50, la vie était différente entre les gens. Ils s'entraidaient. Les portes étaient ouvertes aux gens qui venaient de l'étranger, etc,,, Ma mère travaillait dans le textile et y avait des flamands, des polonais, un peu de tout, et ils se respectaient, c'était l'esprit de l'époque » témoigne une ancienne habitante du quartier.
L’existence de beaucoup de petits magasins « au moins deux magasins par rue » et le travail important qu’apportait le monde associatif, contribuaient également à promouvoir une meilleure cohabitation entre les habitants du quartier « Je suis arrivé dans le quartier j’avais sept ans. J’habitais le Pas de Calais avant. Mes parents étaient des mineurs. Ils travaillaient dans les mines et ils voulaient arrêter la mine. Mes parents étaient concierges à l’usine ToutleMonde pendant une bonne vingtaine d’années. C’était une usine qui se trouvait en face d’oliviers de serres. Je me souviens, au début, le quartier était très très commercial, il y avait énormément de commerçants, rue voltaire particulièrement. il y avait le coiffeur, un magasin italien qui faisait le fromage, etc. Il y avait deux boucheries et une chevaline, il y avait beaucoup de choses. Il y avait aussi beaucoup d’associations » stipule une habitante. Un peu plus loin, une habitante dit « il y avait pas mal de petits magasins et c'était bien parce que ca animait le quartier. Mais il y en avait plus du côté de la fosse aux chaînes. Il y avait aussi le café le beau regard, une poissonnerie. Il y avait un photographe. Au cul de four il y avait des petites épiceries. C'est un quartier où il y avait beaucoup d'usines qui ont été détruite et on en a pas reconstruit depuis », « Je suis arrivé ici j’avais douze ans et demi. Ca fait 50 ans et demi. Il y avait plein de magasins, de commerces. Il y avait toujours du monde. C’était bien animé. il y avait le magasin de la droguerie. J’ai connu la bisse, le tablier, le boucher chevalin, le boucher Gile, la pharmacie, Madame Gautier. Il y avait un marchand de légumes, le marchand de télévisions place du Progrès. Il y avait la boulangerie de Madame Vandale, mais tout a fermé, il y a plus rien, c’est triste, il y avait le marchand de pates, les italien. Mon papa me disait je te conseille d’ habiter là dans le quartier au moins t’as tous les magasins »

Le cul de four d’aujourd’hui s semble être un présent qualifié d’insécurité, de marginalisation et de désenchantement.
En effet, et suite à la fermeture des usines de textile et autres, le départ de beaucoup de commerçants, la dégradation du parc d’habitation, beaucoup d’habitants ont quitté le quartier. Le chômage et les ressentis d’insécurité ne cessent d’augmenter. L’arrivée de nombreuses familles vivant de redistribution sociale ainsi que le sentiment d’abandon exprimés chez les habitants, attestent sur un présent conflictuel « le cul de four maintenant son image est vraiment triste, on a l'impression que c'est un quartier abandonné…je traverse la route et c'est que des terrains vagues. Et c'est là que je comprends qu'il ya de plus en plus de délinquance. C'est parce qu'il ya rien qui est fait pour les jeunes, maintenant qu'on entend que la salle Rossigny est fermée, moi je l'ai connue la salle. A l'époque de Madjid et Nassim aussi » précise une habitante comme l’énonce également un autre habitant « maintenant il ya plus rien à part, je sais que dans le centre social y a pas mal de choses. La salle Rossigny c’était une salle qu’ils avaient fait en attendant qu’il ya une salle de sport. En attendant et ça duré 20 ans. Maintenant elle n’est plus utilisée parce que ce n’est pas conforme aux normes de sécurité. C’est devenue dangereux le sol, le plafond. Mais sans proposer autre choses ».
Quant au cadre de vie, une habitante nous témoigne « L’ordure qu’il ya c’est honteux, La sécurité, je te dis pas, y vraiment de l’insécurité ici, quand on était jeunes, je veux dire dans le tps, il n’y avait pas ça. les gens se connaissaient, se respectaient, et veillaient sur leur bien et celui des autres.Si j’ai une occasion de partir du quartier, je pars parce que ca devient de plus en plus désagréable ».

Cela dit, la diversité des ressentis autour du quartier représente également une autre façon d’exprimer l’attachement de l’habitant à son quartier et laisse esquisser des possibilités de prise de conscience à la participation au développement du quartier.
Autres informations :Lien 1
UEI
Le 14/06/2010
Retrouvez toutes les informations concernant l'Université d'été intergénération ainsi que le formulaire d'inscription dans l'onglet Association, rubrique Documentation.
Communiqué de presse
Le 11/05/2010
Commémoration de la Bataille de Lille
Le 11/05/2010
Diffusion du DVD
Le 04/05/2010
L'association Générations et Cultures, avec le soutien de l'ACSE, est heureuse de vous inviter à la diffusion du DVD "Retour sur la Guerre d'Algérie avec des enfants d'une école de Tourcoing".
Le 6 mai 2010 à 18h30, à l'Hospice d'Havré; 100 rue de Tournai à Tourcoing.

Ce DVD a été réalisé par Hugues Rougerie, sur une idée originale de Pierre Colle et Mounir Belmahdi.

Afin de mieux vous accueillir, nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire en contactant Solène Battist ou Murielle Senlecques à Générations et Cultures au 03 20 57 04 67 ou par mail à generationsetcultures@nordnet.fr

Les fenêtres qui parlent 9_Lille-Wazemmes
Le 15/03/2010
VENDREDI 26 MARS de 17h00 A 19h00
Rue de la Justice, Générations et Cultures,le PACT MN, la Maison du Jardin et les habitants, vous invitent à un goûter festif autour des jardinières réalisées lors d'ateliers d'art récup' avec les Z'Arts Recycleurs.
Un toit à partager
Le 05/03/2010
Nouveau projet pour Générations et Cultures :
Un toit à partager vise à mettre en relation des seniors disposant d’un espace d’habitation libre et des jeunes à la recherche d’un logement. Étudiants, vous êtes à la recherche d’un logement? Seniors, vous souhaitez partager votre logement avec un étudiant ? Envoyez-nous un mail ou contactez-nous au 03.20.57.04.67
Assemblée Générale de Générations et Cultures : à vos agendas!!!!!
Le 05/03/2010
L'Assemblée Générale de Générations et Cultures se tiendra le 24 juin 2010 à 18h00 au 61 rue de la justice à Lille.
Nous vous attendons nombreux!!!!
Pour vous inscrire, veuillez remplir le questionnaire ci-dessous
Projection débat
Le 07/01/2010
Les associations Grandparenfant et Générations et Cultures ont le plaisir de vous inviter à la prochaine projection-débat
Autour du film de la CIMADE " Mémoire retrouvée " Histoire des populations ROMS avec la participation du MRAP et de la solidarité Jeudi 14 janvier 2010 à 19 h 30 Au centre Ressources Grandparenfant 41 avenue de flandres 59290 Wasquehal
(tramway la terrasse / Métro Wasquehal Pavé de Lille)
Contact / Réservation : 03 20 89 82 93
grandparenfant2@wanadoo.fr
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